Deuxième partie : Etude de la traduction du prologue

 


Evangile de JEAN :

Entrons dans le vif du sujet car le vrai débat commence ici, en premier lieu et pour savoir qui était Jésus nous avons pris comme référence un texte souvent prit à témoin par les chrétiens pour justifier la déification de Jésus et le dogme trinitaire, celui de l'évangile de Jean chapitre 1:1 où il est écrit ceci :

1 Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu.
2 Elle était au commencement avec Dieu.
3 Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n'a été fait sans elle.
4 En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes.
5 La lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont point reçue.
Ici nous attirons votre attention sur le mot " parole " qui est traduit de manière erratique en " Verbe " et autrement encore et encore car personne n'a des certitudes au sujet de ce mot.

Donc pour plus de certitude nous sommes retournés tout simplement au texte source qui a été écrit en Grec pour vous montrer qu'il y a eu une falsification :

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Petite remarque, les témoins de Jéhovah écrivant " et elle était Dieu " avec un petit " d " en minuscule pour faire la différence avec le premier mot désignant Dieu dans ce texte. Au préalable, en ce qui concerne la traduction habituelle de ce verset, il ne fallait pas traduire le terme LOGOS dans ce texte écrit en grec, par " parole " seule, car cela dénature le texte au passage, cela en limite le sens car le terme LOGOS en grec n'est pas limité à la " parole " seule mais il désigne une parole, un discours ou même la raison et cela engendre une confusion mais de plus, il désigne aussi toute une tradition antique. Le terme LOGOS qui je le rappelle se réfère à Platon et à ses écrits, nous pensons en effet, que Saint-Jean s'est inspiré fondamentalement du LOGOS car une preuve flagrante de cette influence de la philosophie grecque à cette époque existait de manière certaine par les enseignements que véhiculait la première école théologique d'Alexandrie appelée " Le Didascalée " dans lequel l'influence du néoplatonisme et de Platon était manifeste et que de ce fait pour tout replacer dans le contexte de l’époque dans lequel ce texte a été écrit, dans ce texte de JEAN 1 :1, premièrement, le mot " parole " devrait être remplacé par LOGOS. Platon décrit en effet, le LOGOS comme étant également un dieu contenant toutes les idées archétypes au monde et ayant existé préliminairement avant toutes les autres créations de la genèse du monde et nous pensons que c'est sur cette description que le Nouveau Testament doit être lu, Jésus devient alors non pas Dieu lui-même (soit le tétragramme) mais l'archétype du monde platonique, ce terme est d'ailleurs laissé tel quel et sans traduction dans certaines Bibles. Ce serait donc à l’aide du LOGOS lui-même que Dieu aurait créé le monde selon nos bibles. Et de toutes évidences, comme vous le constaterez en rouge dans l'image précédente, c'était bien le mot Logos en grec qui figurait dans ce texte de l'évangile de St Jean. D'autre part, la question est aussi de savoir si les traductions qui traduisent par " verbe " ou " parole " reflètent la réalité à la source du texte car si Jean avait voulu parler de la parole de Dieu ou des mots eux-mêmes en référence aux mots qui se retrouvent dans nos Bibles, il aurait utilisé une autre terminologie plus appropriée au contexte qui est le mot ῥῆμα ou rhễma dont voici la définition :

ῥῆμα, rhễmar̥ɛːˌ.ma\ neutre
Définition : Tout ce que l’on dit.
Mot, parole.
Langage, discours, poème.
Phrase.
Objet d’un discours, sujet de controverse ou de discours.
Le verbe.
Chose, actions, actes.

Or ici, noter bien, ce n'est pas le mot ῥῆμα ou rhễma qui correspond à parole ou verbe qui est utilisé mais le mot Logos (voir en rouge dans le tableau), donc la traduction de toute évidence est bien une falsification, de prime abords, on essaie de vous induire en erreur par de fausses religions idolâtres.

En conclusion, on ne pouvait donc pas parler de Jésus comme étant de ce fait le « VERBE » éternel comme les catholiques essaieront de vous inculquer car il n’y a pas le mot grec rhễma mais Logos. Prenez donc du recul par rapport aux endoctrinements religieux car au niveau du christianisme ils s’éloignent de la vérité biblique, c’est ce que je vais tenter de vous prouver de bout en bout et c’est la raison pour laquelle ce livre a été écrit. Relisez vos bibles, ne trouvez-vous pas, en effet, que cette phrase du Prologue de l'évangile selon St Jean (ch 1, 1-18) est tordue, essayons maintenant : AU COMMENCEMENT était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. Phrase de construction illogique : Le Verbe était Dieu lui-même mais il était auprès de Dieu aussi, cela dénote une falsification du texte car soit on parle d’une seule personne ou de deux, la même personne ne peut, en effet, pas être Dieu et être auprès de Dieu en même temps, donc il s’agissait déjà de deux personnes distinctes ce que la traduction tente d’amoindrir. En effet, dans la pensée grecque antique, le logos du grec ancien λόγος lógos veut signifier soit « parole, discours, raison ou relation » et est au départ le discours parlé ou écrit. Par extension, logos désigne également la raison, forme de pensée dont on considère qu'elle découle de la capacité à utiliser une langue. La notion de logos est présente notamment en philosophie, en rhétorique, en théologie chrétienne, en théosophie moderne et en psychologie. Dans la philosophie platonicienne, le logos est considéré comme la raison du monde, comme contenant en soi les idées éternelles, archétypes de toutes choses.

AUTRE REMARQUE IMPORTANTE SUR LES FONDEMENTS DE LA FOI:


En effet, à moins que Jean ne connût pas comment écrire un texte mais très certainement que oui, il n'y a pas d'article défini devant le second " théos " dans le texte source en Grec, ce que ne révèle pas au lecteur la traduction française de la Bible en général. Le second mot " Dieu " devrait s'écrire avec un petit " d " ou être rendu par " nature divine " pour faire la différence entre le tout-puissant et le seul vrai Dieu, et le fils de Dieu qui est de nature divine, qu'est-ce que cela veut dire au fond ? R : Un autre exemple, si nous nous avons des fils, évidemment que leurs natures seront humaines mais ce n'est pas pour cela que le fils sera le papa lui-même. Voici une explication simple de cette démarche et je trouve qu'elle est souhaitable. Sources utilisées ici au niveau de l’absence d’article défini : Travaux sur le prologue Johannique d'Origène, le Père de l'exégèse biblique. Théologien né à Alexandrie v. 185 et mort à Tyr v. 253.
D'autre part, un manuscrit écrit en copte retrouvé par hasard dans la Bibliothèque Chester Beatty qui était créée en 1950 à Dublin en Irlande, prouve que le manuscrit original utilisait bien cette distinction et elle confirme de manière tangible ce qu'avait soulevé Origène bien avant cette découverte car une telle traduction présente de l'intérêt d'abord par son ancienneté car les documents datant du 3ième ou du 6ième siècle en langue copte sont rarissimes, ensuite parce que le dogme trinitaire ne s'est pas imposé à partir de 325 après Jésus-Christ et à la suite du concile de Nicée, ce qui a certainement pu influencer les traductions ultérieures, et enfin, parce que le copte sahidique comme nos langues occidentales utilise justement cet article indéfini mais désolé pour les trinitaires, au sujet de l'article indéfini dans le grec car surprise, il n'y en a tout simplement pas car rien ne pourrait être exprimé à ce sujet et contrairement au copte sahidique. De ce fait, cette découverte corrobore pleinement le fait que le LOGOS était seulement " un " dieu et pas Le Dieu (en référence au seul vrai Dieu) et aussi en référence aux influences du néoplatonisme.

Le Papyrus en copte Sahidique en question.




Remarquer donc la différence entre "The" God (LE Dieu) et pour la parole c'est "a" God (un dieu).
Sources : https://depts.washington.edu/cartah/text_archive/coptic/coptjohn.shtml, Digitalized and Translated by Lance Jenott 2003, According to the Coptic text in G. Horner, The Coptic Version of the New Testament in the Southern Dialect, vol. III Oxford: Clarendon Press, 1911-1924 pp.2-4.
Pourquoi avoir choisi la traduction copte, simplement parce qu'elle est une bonne traduction, oui le document est assez ancien mais c'est justement cela qui fait son intérêt car il est une alternative aux traductions trinitaires, c'est donc tout simplement un indice confirmant la façon dont le début du prologue était compris dans l'Antiquité de nos religions. De plus, comme je le disais, il suffit de prendre le document source écrit en grec pour constater l'écriture particulière de ce verset dont je vous donne ma copie de travail en Grec cette fois-ci, nous constatons que ce verset comporte une fois l'article défini et une autre fois pas.



Petite révision grammaticale :
Les déterminants « un, une, des » sont appelés des articles indéfinis, car ils ne donnent pas de précision. Ils désignent un nom de manière vague ou générale. En français, ils donnent aussi une indication sur la classe ou la catégorie à laquelle la chose ou la personne nommée appartient ou il désigne un concept général et contrairement aux déterminants « le, la, les ou l’» qui sont appelés des articles définis car ils donnent plus de précision et ils désignent une personne, un animal que l’on connaît.
Dans cet exemple il désigne Dieu et le seul vrai Dieu. Tandis que le Logos est un dieu ou de nature divine.
Comme je le démontre via le texte initial écrit en Grec cette fois-ci, il existait depuis lors mais plus ou moins falsifié dans nos traductions erronées qui ont été faites simplement pour soutenir un dogme, cette réelle distinction entre les deux « Théos » comme le révèlent nos recherches via un article défini (ou soit « Le ») sur le premier Théos de ce verset en Grec biblique et dans le manuscrit original. Force est de constater que le second Théos n’en a pas et parce que comme je le rappelle le grec biblique ne possède pas la notion d’article indéfini, quand il faut tout de même un article indéfini (où soit « un »), on ne met tout simplement pas d’article, en fait, dans cette langue. Un bon exemple de ce formalisme concerne le second Théos désignant le logos ou Jésus-Christ lui-même qui est simplement de nature divine.
A ce stade les preuves d'une falsification deviennent de plus en plus une évidence quand on retourne aux textes sources écrits en grec et aux manuscrits coptes anciens.
Comme vous pouvez le constater et malgré tous nos efforts de recherche, ce verset n’est pas trinitaire car il désigne simplement le Logos et le LOGOS était un dieu, il n’y a toujours pas d’assimilation de Jésus à Dieu car on ne parle que du Logos jusqu’à présent et c’est tout, en faire une théorie trinitaire serait comme effacer l’origine latine de nos mots et dont le mot « Dieu » est un bon exemple, c‘est en tout cas ce que font nos traductions qui traduisent un terme chargé de sens profond en grec comme le mot Logos. Pourquoi essayer de faire autant la distinction entre Jésus et Dieu et ne pas déifier Jésus ce qui serait une solution de facilité dans notre étude : Parce que la Bible elle-même, dans les autres textes, ne soutient pas de manière formelle que Jésus est Dieu (je parle du seul vrai Dieu), exemple flagrant dan JEAN 20:17 : Jésus lui dit: Ne me touche pas; car je ne suis pas encore monté vers mon Père. Mais va trouver mes frères, et dis-leur que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu.
Donc d'après ce verset le Père est le Dieu de Jésus et notre Dieu, il n'a pas parlé de lui-même comme étant notre Dieu et en plus c'était une évidence.
Et si la Bible nous dit que le Père est notre Dieu pourquoi faire une religion qui contrecarre le texte et sa vérité essentielle ?

Il est logique que Dieu soit glorifié en premier car il est Dieu et c’est la personne de la Trinité devant occuper à elle seule le centre de l’église ou faire l’objet d’un culte, c’est remettre les choses à leur place ce que je propose via des preuves flagrantes. Il faut de ce fait, faire la différence comme le fait le début de l’évangile de JEAN au premier verset entre le Dieu véritable et celui qui a la nature divine, c'est-à-dire Jésus mais tout sera démontré au fur et à mesure dans ce livre et de toute manière éviter le polythéisme même si il existe une présence des deux termes « Dieu » dans le début de l’évangile de Jean, "Le" Dieu c'est le Père et le seul vrai Dieu. En tout cas, le dogme trinitaire soutient qu’il y a trois dieux, le Père, le fils et le Saint-Esprit, ne formant qu’un seul au final, ce Dieu en trois hypostases n’a pas de nom et c’est une construction abracadabrante vu que le nouveau testament est le prolongement de la foi hébraïque annonçant un messie, en effet, ce que nous appelons l’ancien testament ce sont les livres de la torah, car les premiers chrétiens croyaient en la fois juste et véritable qui était judéo-chrétienne.

 

 

Pour aller plus loin dans les preuves et l’évidence.


 

Jusqu'à présent la bonne traduction serait : "Au commencement était le Logos et le Logos était avec Dieu et un dieu était le Logos". Cette nouvelle traduction est la bonne car justement en Grec ancien, les noms, les adjectifs et les pronoms se déclinent comme par exemple en Latin. Autrement dit, ils sont sujets à une flexion selon la fonction syntaxique qu'ils assument dans les énoncés et les phrases, en finalités leurs terminaisons varient.

Continuons à rechercher la signification de ce texte à l’aide de ces règles de grammaire, le premier mot dans la case 12 dans mon encadré est orthographié par « Théon » qui est à l'accusatif parce qu’il est utilisé avec la préposition " avec ", il a la fonction de complément d'objet direct dans cette phrase, Le complément d'objet direct dépend du verbe. Il sert à désigner l'être ou la chose sur laquelle porte l'action exprimée par le verbe.

 

Affichages CM2 grammaire - delphine53

De ce fait, il désigne donc une personne bien particulière de la Trinité et il répond à la question suivante : Le LOGOS était avec qui ? Réponse ou R : Une question avec "Qui ?" désigne une personne bien particulière ou une personne de la Trinité dans le cas qui nous intéresse. C'est à dire, le seul vrai Dieu et c’est tout.

Ensuite le second « Théos » dans la case 14 de mon encadré présenté en début de ce chapitre, désignant aussi le mot Dieu dans notre langue, est au nominatif, c'est-à-dire qu'il est un attribut du sujet auquel il se rapporte. Pour reconnaître un attribut du sujet, on peut se poser la même question que pour le complément d'objet direct (COD) : qui ou quoi ? Le LOGOS était quoi ? R ou Réponse : "un dieu". Le sujet étant ici le Logos, l'attribut du sujet exprime de ce fait, une qualité ou une manière d'être qui se rapporte au sujet, donc ici dans ce contexte, le Logos à la " nature divine " car ce mot n’est qu’un qualificatif seulement.

Donc le logos, en finalité de toutes ces explications, était de nature divine et non pas qu'il était le vrai Dieu.  En finalité, je démontre que la Trinité n'est pas de source Biblique et que seule une hypostase bien particulière dans le prologue de l'évangile de St Jean, c'est à dire le Père, est le Dieu véritable dans les textes de la Bible à cause de toutes ces différenciations syntaxiques bien particulières relevées ici.